Vous êtes ici : Gravure laser sur verre : comment graver du verre au laser, CO2 ou laser diode — gravure sur verre, marquage des verres à vin et astuces pour personnaliser les verres
Gravure laser sur verre : comment graver du verre au laser, CO2 ou laser diode — gravure sur verre, marquage des verres à vin et astuces pour personnaliser les verres
La rédaction de Micro-Atelier — mis à jour le 11 octobre 2026
Un laser CO2 grave le verre directement ; un laser à diode le traverse sans le marquer, sauf si l'on recouvre d'abord la zone à graver. Dans les deux cas le résultat est le même : un motif blanc, dépoli, permanent, en surface. Le laser ne découpe pas le verre et ne le creuse pas en profondeur.
Ce guide de la gravure laser sur verre repose sur ce que publient les fabricants de machines — Trotec, Epilog, Gravotech, xTool, Ortur, Sculpfun, Atomstack — relevé le 11 octobre 2026. Ils ne sont pas d'accord sur tout : quand c'est le cas, nous donnons les deux versions.
Gravure laser sur verre : comment le faisceau laser dépolit la surface du verre
Le laser ne taille pas le verre, il le fissure à l'échelle microscopique. Epilog l'explique ainsi : le faisceau de 10,6 microns d'un laser CO2 est directement absorbé par la surface du verre, où il crée des fractures microscopiques qui donnent un effet dépoli permanent. Gravotech décrit le même mécanisme — le laser chauffe localement la matière et provoque des micro-fractures contrôlées qui forment le motif.
Trois limites en découlent, toutes écrites par les constructeurs :
Pas de découpe. « La découpe laser du verre n'est pas possible », écrit Trotec. Epilog précise pourquoi : une chaleur aussi concentrée ferait éclater le verre par choc thermique.
Pas de gravure profonde. Le laser fracture la surface mais n'enlève pas réellement de matière, selon Epilog ; xTool parle d'un marquage superficiel, d'aspect givré.
Un risque d'écaillage. Sans protection, la fracturation peut écailler la zone gravée, prévient Epilog. Gravotech affirme au contraire travailler « sans risque de craquelure ou d'écaillage » : les deux fabricants ne disent pas la même chose, et la prudence est du côté des essais.
Les avantages de la gravure laser tiennent en une phrase : un marquage sans contact, précis, qui supporte le lavage — xTool indique qu'un verre gravé au laser passe à l'eau sans que le motif ne s'altère.
Type de laser pour graver le verre : laser CO2, laser à diode, laser UV ou fibre
Tout dépend de la longueur d'onde : le verre absorbe l'infrarouge lointain d'un CO2 et laisse passer la lumière bleue d'une diode.
Type de laser
Ce qu'il fait sur le verre
Préparation
Source
Laser CO2
Grave directement ; « technologie de choix pour le marquage du verre » selon Gravotech
Aucune obligatoire
Epilog, Gravotech, xTool
Laser à diode (bleu, environ 450 nm)
Traverse le verre transparent sans le marquer
Revêtement sombre indispensable
xTool, Sculpfun, Ortur
Laser UV
Grave directement, avec très peu de chaleur : adapté au verre fin ; peut aussi graver à l'intérieur d'un bloc de verre
Aucune
xTool
Laser à fibre
Ne grave pas le verre ; sur un miroir, retire seulement la couche réfléchissante du dos
—
xTool, Epilog, Trotec
Sculpfun résume le cas de la diode : sa longueur d'onde est dans le visible, donc si une matière laisse passer la lumière pour l'œil, elle laisse aussi passer le faisceau. Le fabricant ajoute que ces matériaux peuvent se graver « avec des astuces », mais pas se découper.
C'est ce qui explique la phrase de notre comparatif laser diode ou CO2 : une diode ne grave pas le verre nu, quelle que soit sa puissance. Avec un revêtement, c'est une autre affaire — et c'est l'objet de la section suivante.
Comment graver du verre avec un laser à diode : papier de marquage ou peinture noire
La méthode consiste à poser sur le verre une couche sombre qui absorbe le faisceau à sa place, puis à la retirer. xTool la présente comme le choix économique pour graver le verre soi-même, et la décrit en quatre temps : appliquer un spray de marquage ou une peinture tempera foncée, laisser sécher, graver, puis laver soigneusement le verre.
Deux revêtements sont documentés par les constructeurs :
Le papier de marquage. Ortur vend le sien et en donne le mode d'emploi : le tremper dans l'eau jusqu'à ce que la couche colorée se sépare de son support, la poser à plat sur l'objet, laisser sécher, graver, puis faire tremper cinq minutes et peler. xTool recommande de le lisser à la raclette pour chasser toutes les bulles d'air.
La peinture. xTool indique une peinture lavable, appliquée en couche uniforme, fine et régulière, séchée au sèche-cheveux ; Ortur cite la peinture acrylique noire en bombe. Sculpfun résume : peindre, graver la peinture, nettoyer — il reste la gravure dans le verre.
Deux réserves honnêtes. Atomstack parle d'une « technique utilisée sur le terrain » et précise que le verre ne figure pas sur la liste des matériaux compatibles de sa diode. Et Epilog, qui fabrique des CO2, juge que la diode « peine à graver du verre transparent sans le peindre en noir ». Autrement dit : cela fonctionne, mais c'est un contournement, pas l'usage premier de la machine.
Dans notre sélection, tous les graveurs laser sont à diode. L'Ortur H10 est le seul dont le fabricant cite le verre parmi ses matières ; pour les machines et leurs critères de choix, voir notre guide du graveur laser et la catégorie graveurs et découpeurs laser.
Quel type de verre graver au laser : les verres moulés, le cristal, le verre trempé, le miroir
Le verre ordinaire, bon marché, se grave mieux que le cristal. C'est contre-intuitif, et deux constructeurs l'écrivent.
Les verres moulés « sont souvent plus faciles à graver » grâce à une structure plus homogène, selon Trotec. Epilog dit la même chose du verre sodocalcique des verres de tous les jours.
Les verres soufflés à la main et le cristal peuvent se fêler ou casser sous la chaleur du faisceau (Trotec). Epilog l'attribue à la teneur en métaux et aux contraintes internes du cristal au plomb, qui provoquent des fissures imprévisibles.
Le verre trempé et le verre feuilleté sont à éviter d'après le support de xTool — qui range pourtant le verre trempé parmi les verres gravables sur une autre de ses pages. Dans le doute, on s'abstient.
Le miroir se grave par le dos : on retire le revêtement réfléchissant, motif inversé dans le logiciel (Epilog). Sculpfun met en garde les utilisateurs de diode : ne jamais graver la face réfléchissante, qui peut renvoyer le faisceau et détruire le module.
Les verres colorés ou artistiques peuvent contenir du cadmium et d'autres métaux lourds que le chauffage libère, signale Atomstack : vérifiez la composition avant tout.
La liste des matières à ne jamais passer sous le faisceau est dans notre page sur les matériaux interdits au laser.
Réglage et préparation : les paramètres de gravure et les astuces pour graver le verre sans l'écailler
L'ennemi est l'accumulation de chaleur : moins de puissance, plus de vitesse. C'est la consigne d'Epilog, qui ajoute qu'un aspect rugueux vient généralement d'une puissance ou d'une résolution trop élevée, les points se chevauchant.
Les astuces qui suivent sont données par des fabricants de laser CO2 :
Une serviette en papier humide posée sur le verre limite la rugosité et donne un résultat clair et blanc (Trotec). Sans bulles ni chevauchements, et en coupant l'assistance d'air pour ne pas sécher le papier trop tôt.
Du ruban adhésif à la place : la surface reste lisse, mais la gravure sort plutôt grise que blanche (Trotec).
Une fine couche de liquide vaisselle, gravée encore humide : Epilog la décrit comme une question de préférence, certains opérateurs l'utilisent pour dissiper la chaleur, d'autres non.
Un motif en gris plutôt qu'en noir : Trotec conseille de passer le graphique à environ 70 % de gris, avec un tramage, et 500 dpi pour une photo.
Côté chiffres, les seuls réglages publiés sont attachés à une machine précise, et aucune n'est dans notre sélection : Epilog indique vitesse 40 %, puissance 100 % et 300 DPI pour des verres à vin sur sa Helix ; xTool donne 10 % de puissance et 300 mm/s sur une plaque de verre de 4 mm avec son P2, un CO2 de 55 W. Ce sont des points de départ pour ces machines, pas des valeurs à recopier : testez toujours sur un verre d'essai, comme le recommande Epilog. Un logiciel qui mémorise les paramètres par matière fait gagner du temps — voir quel logiciel de gravure laser.
Verres à vin, bouteilles de vin, gobelets : personnaliser les verres ronds avec un accessoire rotatif
Un objet cylindrique ne se grave pas à plat : il faut le faire tourner sous le faisceau. Epilog explique que l'adaptateur rotatif fait tourner le verre pendant que le laser travaille, ce qui maintient la mise au point tout au long de la courbe. Trotec parle de « tourne-cylindre », Gravotech d'attache cylindrique pour bouteilles et flacons, xTool d'accessoire rotatif pour gobelets et verres à vin.
Deux précautions relevées chez les constructeurs : vérifier que le verre est bien de niveau sur le dispositif avant de lancer (Epilog), et placer un verre à anse de façon que l'anse ne pivote pas dans le champ de gravure (Trotec).
Dans notre sélection, la Sculpfun S30 Pro 10 W avec rouleau rotatif est livrée avec cet accessoire. C'est une machine à diode : sur un verre transparent, le revêtement décrit plus haut reste nécessaire.
Finition : nettoyer le verre après la gravure
Un verre propre avant, un chiffon humide après. xTool demande de nettoyer soigneusement le verre avant de graver — une trace de doigt suffit à perturber le résultat. Après la gravure, le fabricant conseille d'essuyer la surface avec un chiffon humide, et un nettoyant pour vitres doux si nécessaire ; Epilog recommande un chiffon doux.
Avec un revêtement, la finition commence par son retrait : la peinture tempera se dissout sous l'eau courante, le papier de marquage se décolle après cinq minutes de trempage (xTool, Ortur). Si vous avez utilisé du ruban adhésif, Trotec rappelle d'en retirer les résidus.
Pour un rendu coloré, Epilog signale qu'on peut appliquer une peinture pour verre ou une pâte de remplissage sur la zone gravée.
Sécurité : poussière de verre, extraction et lunettes
Graver du verre produit une poussière fine qu'il ne faut pas respirer. Epilog écrit que la gravure génère des particules microscopiques de poussière de silice, dont l'inhalation présente un risque respiratoire grave, et demande une ventilation ou une extraction. Le sujet est traité dans quel extracteur de fumée laser choisir.
Le verre ajoute un risque propre : il laisse passer et renvoie la lumière. xTool rappelle que le laser peut traverser un verre transparent et atteindre ce qui se trouve dessous ; Ortur, de ne jamais regarder le faisceau et de porter des lunettes de protection. Sur une machine ouverte, elles doivent correspondre à la longueur d'onde du laser — voir lunettes de protection laser et notre guide de sécurité laser.
Et si vous voulez vendre ? Les objets en verre gravés
Le verre gravé est un cadeau personnalisé classique — verres à vin, chopes, bocaux, logos sur des verres d'entreprise — et sa matière première coûte peu. C'est aussi ce qui le rend concurrentiel.
Trois réalités à intégrer avant de se lancer. La casse : chaque verre fêlé pendant la gravure est une perte sèche, d'où l'intérêt des verres moulés ordinaires. Le temps de préparation, ensuite : avec une diode, poser puis retirer le revêtement se fait à la main, pièce par pièce, et ce temps entre dans le prix — la méthode est dans calculer son prix de vente. La machine, enfin : si le verre devient le cœur de votre gamme, c'est l'argument qui justifie un laser CO2, comme l'explique notre comparatif des sources laser.
Comment graver au laser sur du verre ?
Avec un laser CO2, directement : son faisceau est absorbé par le verre et le dépolit. Avec un laser à diode, il faut d'abord recouvrir la zone d'un papier de marquage ou d'une peinture sombre, graver, puis laver le verre — c'est la méthode décrite par xTool, Ortur et Sculpfun.
Quel type de laser est le mieux adapté à la gravure sur verre ?
Le laser CO2, que Gravotech présente comme la technologie de choix pour le marquage du verre. Le laser UV grave aussi directement, avec très peu de chaleur, ce qui convient au verre fin selon xTool. La diode exige un revêtement ; le laser à fibre ne grave pas le verre.
Quels types de verre peut-on graver au laser ?
Les verres moulés ordinaires se gravent le mieux, d'après Trotec et Epilog. Le cristal et les verres soufflés à la main risquent de se fêler. Le support de xTool déconseille le verre trempé ou feuilleté, et Atomstack alerte sur les verres colorés contenant des métaux lourds.
Comment éviter que le verre se fissure pendant la gravure ?
En limitant la chaleur : puissance plus faible et vitesse plus élevée, selon Epilog. Trotec conseille une serviette en papier humide sur la zone, ou un motif à 70 % de gris plutôt qu'en noir. Et choisissez un verre moulé courant plutôt qu'un cristal.
Peut-on graver un verre courbé ou une bouteille au laser ?
Oui, avec un accessoire rotatif qui fait tourner l'objet sous le faisceau et maintient la mise au point sur toute la courbe, comme l'explique Epilog. Le verre doit être bien de niveau avant de lancer la gravure.
Peut-on découper du verre au laser ?
Non. Trotec l'écrit sans détour, et Epilog en donne la raison : la découpe laser repose sur la vaporisation, et une chaleur aussi concentrée ferait éclater le verre par choc thermique.
Comment nettoyer le verre après la gravure ?
Essuyez la surface avec un chiffon humide, puis un nettoyant pour vitres doux si nécessaire (xTool). Si vous avez utilisé un revêtement, rincez la peinture sous l'eau courante ou faites tremper le papier de marquage cinq minutes avant de le décoller.
En tant que Partenaire Amazon, je réalise un bénéfice sur les achats remplissant les conditions requises.
Meilleures offres
Nous sélectionnons les meilleures offres du moment
Nos partenaires
Commandez les produits chez nos partenaires de confiance
Expertise
Testé et approuvé par nos spécialistes
A votre écoute
N'hésitez pas à poser vos questions à nos experts