Un graveur laser brûle la matière au lieu de la couper mécaniquement : il n'y a aucun contact, donc aucune usure de lame et aucune limite de forme. Sur le bois, le contreplaqué, le cuir, l'acrylique foncé, l'ardoise ou le carton, il grave un motif et, avec assez de puissance, il découpe la pièce dans la foulée. Sur le métal revêtu et l'acier inoxydable, il marque — il ne découpe pas.
Deux limites tiennent à la technologie diode, celle de toutes les machines de cette sélection : l'acrylique transparent n'absorbe pas le faisceau et ne se grave pas, et le métal nu ne se coupe pas. Pour les matériaux souples comme le vinyle et le flex textile, c'est une machine de découpe à lame qu'il faut.
La puissance optique — exprimée en watts — décide de ce que la machine coupe, pas de la qualité de la gravure. Autour de 10 W, on grave confortablement et on découpe du contreplaqué fin : c'est le point d'équilibre pour démarrer, et de loin le meilleur rapport prix/possibilités. À 20 W et au-delà, on coupe plus épais et surtout plus vite, ce qui compte dès que les commandes s'enchaînent.
La surface de travail mérite autant d'attention que la puissance : c'est elle qui autorise ou interdit les enseignes, les panneaux et les plateaux — des produits à panier moyen bien plus élevé qu'un porte-clés gravé.
Toutes les machines de cette catégorie sont des lasers ouverts. Trois règles ne se négocient pas : une extraction des fumées réelle, des lunettes adaptées à la longueur d'onde de la machine — des lunettes de bricolage ne protègent pas — et l'interdiction absolue du PVC, qui libère du chlore en brûlant, toxique pour vous et corrosif pour la machine.
C'est souvent la ventilation, et non le budget, qui décide si l'on peut produire régulièrement chez soi. Réglez cette question avant de choisir un modèle.